La prospection, la quête de la rareté 

Les géologues en charge des campagnes de prospection rêvent tous de découvrir des cheminées de kimberlite synonymes de diamants. Elles sont désormais ensevelies par l’érosion sous les déserts arides ou les steppes arctiques mais ils disposent de nombreuses méthodes scientifiques, des plus traditionnelles aux plus technologiques, allant de l’observation de la faune et de la flore vues du ciel ou l’échantillonnage des sols, à l’imagerie satellitaire. Leurs recherches les conduisent vers des régions reculées, parfois même sous les mers à plus de 120 mètres. Une anecdote raconte qu’un prospecteur à bord d’un avion léger, aurait découvert un gisement grâce à l’observation d’un troupeau. Les bovins s’étaient attroupés autour d’une petite zone spécifique pour brouter délaissant le reste de l’immensité de la plaine. L’examen approfondi des sols à cet endroit, révéla une terre plus riche et effectivement de la kimberlite. 

Lorsqu’un gisement potentiel est trouvé, une étude pour évaluer son rendement et sa viabilité est menée. L’ensemble de ce processus de prospection varie entre 5 et 10 ans et moins d’un gîte de kimberlite sur 200 deviendra une mine viable.

Qu’est-ce qu’une mine de diamant ?

Il existe trois types de gisements diamantaires: primaires, secondaires et marins. Les premiers sont composés de «roches-mères» protégeant originellement le diamant, alors que les seconds résultent de l'érosion de ces roches et de la re-concentration des diamants libérés dans des roches ou des dépôts spécifiques. 

Les plus nombreux : les gisements primaires

Les mines à ciel ouvert sont les plus fréquentes, surtout en Afrique du Sud, la plus célèbre étant celle de Kimberley. On emploie des engins de terrassement et des explosifs lorsque la roche est trop dure. La pipe de kimberlite est alors creusée en gradins pour permettre la circulation des camions qui transportent les matériaux à traiter. Les mines souterraines peuvent atteindre des profondeurs de 1000 mètres sous terre. Plus la matière est recueillie en profondeur, moins riche est sa teneur en diamant. 

Les gisements secondaires alluvionnaires

Les exploitations alluvionnaires utilisent aussi bien des méthodes artisanale, comme au Brésil, qu’industrielle. L'extraction artisanale a souvent lieu dans le lit des cours d'eau. Des radeaux sont placés sur les rivières, le sable et les graviers à trier et traiter sont remontés à l’aide de puissantes motopompes. L'extraction industrielle utilise des engins de terrassement (pelles hydrauliques, dragline, etc...) ou de la dynamite pour accéder aux terrasses diamantifères.

Les gisements au fond des mers

Dans ce dernier cas, comme il s’agit d’atteindre le gravier diamantifère des littoraux et des fonds marins, situé à plusieurs dizaines de mètres sous la mer, navires, plates-formes et motopompes s’ajoutent aux engins de terrassement ou explosifs spécifiques. Ce type de concession existe en Namibie - 90 à 95% de sa production est de qualité gemme pour la joaillerie - ou en Angola.