L’Inde, le premier pays des diamants

L’histoire des diamants commence en Inde il y a un peu plus de 3000 ans. Les diamants les plus extraordinaires comme le Hope, le Koh-I-Noor, le Régent et bien d’autres, en sont originaires. Les professionnels de la joaillerie, les collectionneurs, les amateurs éclairés les désignent aussi par l’appellation "diamants de Golconde", synonymes de finesse et de pureté recherchées. Golconde est une région située entre les cours inférieurs des fleuves Godavari et Krishna. Le pays fut le seul producteur de diamants au monde jusqu’à l’épuisement des gisements au XVIIIème siècle. 
 

Le Brésil, près d’un siècle et demi de monopole

Vers 1725, les prospecteurs, les garimpeiros en quête d’or au Brésil, munis de simples tamis et accompagnés de mules, découvrirent des diamants dans l’état de Minas Gerais, baptisé ensuite Diamantina. Ces gisements firent la prospérité du Portugal jusqu’à l’indépendance du Brésil en 1822, et encouragèrent de nombreux aventuriers à venir tenter leur chance. Mais la production officielle et le contrôle s’avérèrent difficiles à organiser dans ce pays, seize fois plus grand que la France, et les rendements, jamais ceux escomptés. Les deux plus beaux diamants brésiliens souvent cités, sont l’English Dresden, 119,5 carats bruts trouvé en 1857, acheté par le marchand anglais Edward Dresden, et le Vargas 726,6 carats, trouvé en 1938.

L’Afrique du Sud, les débuts de l’industrie du diamant

En 1866, Erasmus Jacobs, 15 ans, fils d’un fermier boer, trouve un caillou plus brillant que les autres sur les rives du fleuve Orange, en Afrique du sud. Après avoir été examinée de main en main, la pierre se révèle être un diamant brut de 21,25 carats, baptisé l’Eurêka. Deux ans plus tard, la découverte du Star of South Africa de 83,5 carats brut, déclenche la ruée minérale sur la rivière Vaal et aux environs de Kimberley. 

Des prospecteurs affluèrent du monde entier, grattant le lit des rivières, tamisant les graviers, retournant les terrains des fermiers locaux. L’occasion pour ces derniers de négocier des commissions sur les trouvailles, à défaut de les trouver eux-mêmes, ou de revendre leurs terrains à des prix multipliés par mille. Ainsi en 1887, les frères Johannes et Diedrich De Beers cédèrent les leurs à un syndicat de prospecteurs, associant ainsi leur nom au diamant pour l’éternité. 

Dans un périmètre de 5 kilomètres, les cinq mines les plus fécondes en carats destinés à la joaillerie jaillirent de terre, parmi lesquelles les De Beers et Kimberley. La plus célèbre des mines de diamants en Afrique du Sud, est également appelée The Big Hole, car ce fut le plus grand trou, jamais creusé par la main de l’homme. Lieu de convergence pour des pionniers de toutes races, de toutes langues, assoiffés d’aventure et de commerce, Kimberley a fonctionné durant 43 ans, de 1871 à 1914.

Les principaux producteurs de diamants actuels

En 2016, selon les données consolidées par le Système de Certification du Processus de Kimberley, les cinq plus grands producteurs de diamants fournissent plus de 80% des diamants bruts du monde entier en volume - la Russie et le Congo pesant à eux deux 47% dans la production-. L’Afrique subsaharienne est à l’origine de près de la moitié de la production mondiale de diamants bruts en valeur. 

Les pays producteurs les plus importants en 2016 sont : 

  • - la Russie (30%),
  • - la République Démocratique du Congo (17%),
  • - le Botswana (15%),
  • - l’Australie (10,5%),
  • - le Canada (9,7%),
  • - l’Angola (6,7%)
  • - et l’Afrique du Sud (6%)