Ses mythes en Egypte, Grèce et Rome anciennes

Son rayonnement, l’éclat impressionnant qui émane de son cœur, confère au diamant sa filiation au ciel, à l’univers des Dieux. Au temps des pharaons, il était le symbole du soleil, de la force, du courage et de la vérité. Les Egyptiens le révéraient et le plaçaient au centre de la croix ansée du signe Ankh, hiéroglyphe égyptien qui signifie “la vie”. Quant aux Grecs de l’Antiquité, ils croyaient que les diamants étaient des particules célestes, des poussières d’étoiles tombées sur Terre ou des larmes des Dieux. Pour les Romains, les pointes des flèches de Cupidon, dieu de l’amour, étaient en diamant, puissantes et indestructibles.

Un symbole de force et de protection
 

La nature lui a attribué une pureté et une dureté que nulle autre pierre ne possède, le diamant est alors convoité car il suscite de nombreuses croyances. En Inde, on lui prêtait un pouvoir de protection “Celui qui porte un diamant verra les dangers se détourner”. Les marchands indiens se servaient de cette prédiction comme argument pour valoriser et vendre leurs cristaux au sein de l’Empire Romain. Le diamant est ainsi indissociable des plus grandes sagas de guerres et de conquêtes. Symbole d’invincibilité et de force, le porter était réservé aux hommes de lignées royales jusqu’au XVème siècle. Ceux-ci les arboraient sur leurs armures en témoignage de leur richesse et de leur puissance. Napoléon Bonaparte était si subjugué par le Régent, un diamant de légende, qu’il le fit sertir sur ses épées à plusieurs reprises par les orfèvres Odiot, Boutet et Nitot : l’épée de parade en 1803, l’épée du sacre en 1804, le pommeau du glaive impérial en 1812.
 

Légende ou réalité, un poison ou un médicament ?
 

Certains le vénéraient tant, que pour eux, le diamant détenait les vertus d’un remède, pour d’autres, il était si mystérieux que ses effets étaient équivalents à ceux d’un poison, particulièrement en Europe. En Inde, on le recommandait comme élixir de longévité et de vigueur renouvelée.

Des traités de pharmacie le recommandaient même en contrepoison, fortifiant ou baume pour soigner les plaies. On raconte que Frédéric II d’Allemagne en 1250 et le sultan Bajazet en 1512 seraient morts empoisonnés par de la poudre de diamant subtilement mêlée à leurs aliments, alors que le pape Clément VII aurait succombé à une “overdose” de diamants

Le saviez-vous ? 

Les Egyptiens ont été les premiers à sceller l’union de deux personnes, avec un anneau porté à l’annulaire de la main gauche. Ils pensaient que la veine d’amour, partait du cœur pour aboutir directement au quatrième doigt de la main gauche. L’usage fut repris à travers l’histoire par les Grecs, puis les Romains qui la baptisèrent “Vena Amoris”. C’est à partir du XVème siècle que la bague avec un diamant prend sa dimension éternelle.

 

La fameuse légende de la Vallée des diamants 


Cette légende est le sujet de multiples versions tant elle enchante ; que ce soit dans des textes chinois ou arabes, les contes des Milles et Unes Nuits, ou les récits de Marco Polo qui a arpenté le monde durant vingt quatre ans, rapportant plus de merveilleuses aventures que de pierres précieuses. La Vallée des diamants conte l’histoire d’un explorateur, Alexandre le Grand pour certains, et Sinbad le Marin pour d’autres. Son défi était de rapporter des diamants situés dans une vallée oubliée, très profonde, protégée par des serpents et des aigles. Selon un récit, les serpents avaient le pouvoir de changer les hommes en pierre en les fixant dans les yeux. Notre héro rusé les pétrifia grâce à l’usage de miroirs, réfléchissant leurs regards maléfiques. Pour accéder aux diamants, il eut l’idée de se servir des aigles. Avec l’aide de ses hommes, ils lancèrent de la chair fraîche au fond de la vallée. Les aigles aussitôt attirés par l’occasion soudaine de se nourrir, s’en emparèrent de leurs griffes et remontèrent ainsi les diamants adhérés aux morceaux de viande. Les hommes suivirent leurs envols dans les airs et virent de petits cailloux tomber du ciel. Ils se précipitèrent pour les ramasser et découvrirent émerveillés qu’il s’agissait des diamants.